La séance plénière de mardi dernier, tenue dans le cadre solennel de la Salle de Conférences internationales, a marqué une étape significative dans la session
parlementaire actuelle du Sénat de la République démocratique du Congo. Au-delà des dossiers législatifs de haute importance inscrits à l’ordre du jour, c’est la posture institutionnelle de certaines figures de proue qui a retenu l’attention des observateurs. Parmi elles, le sénateur Jean-Claude Baende, leader de l’opposition républicaine et rapporteur adjoint du Sénat, s’est distingué par une présence soutenue et une implication rigoureuse.
Dans un contexte où les enjeux nationaux exigent une vigilance de chaque instant, Jean-Claude Baende a illustré ce que signifie l’exercice d’un mandat parlementaire complet.
Présent de l’ouverture des travaux jusqu’à leur clôture tardive, le sénateur a fait preuve d’une assiduité remarquable.

Cette présence ne relève pas seulement du devoir de fonction, mais témoigne d’un engagement profond envers les mécanismes de contrôle parlementaire. En tant que rapporteur adjoint et figure de proue de l’opposition au sein de la chambre haute, jean-Claude Baende incarne cette «opposition républicaine» qui, tout en étant critique, reste ancrée dans la construction et le respect des institutions.
Un ordre du jour dense : Éducation, justice et finances
La plénière, convoquée par le Bureau du Sénat, s’est articulée autour de trois piliers fondamentaux pour la marche du pays:
L’excellence académique en question : Les travaux ont permis de poursuivre le débat sur la qualité de l’enseignement supérieur en RDC. Sous l’impulsion de la question orale du sénateur Pungwe Mbuyu Patrice, la Ministre de l’Enseignement Supérieur a été appelée à clarifier la stratégie nationale visant à relever les standards de formation et d’innovation technologique.

Transparence et réparation : Le volet juridique a été marqué par l’interpellation du Ministre d’État, Ministre de la Justice, par le sénateur Muya Muboyayi Clément.
Deux dossiers sensibles ont été examinés: la régularité des permis de culte accordés aux associations confessionnelles et, surtout, la gestion du FRIVAO (Fonds de réparation des victimes des activités illicites de l’Ouganda). Ce dernier point reste un sujet majeur de préoccupation pour la justice transitionnelle et le rétablissement de la dignité des victimes.
Les finances publiques et la décentralisation : Enfin, les questions du sénateur Vunabandi Kanyamihigo Célestin adressées au Ministre des Finances ont mis en lumière les relations financières entre le pouvoir central et les provinces, ainsi que la gestion complexe du contentieux des biens «zaïrianisés».

Jean-Claude Baende : Une coordination efficace au service de la fluidité législative
Si les débats furent riches, leur bon déroulement doit beaucoup à la coordination interne assurée par le Bureau du Sénat. Dans son rôle de rapporteur adjoint,
Jean-Claude Baende a agi comme un pivot essentiel. Les observateurs présents ont souligné son rôle discret mais déterminant dans la fluidité des échanges.
Sa capacité à veiller au respect strict des procédures parlementaires a permis de maintenir un climat de travail serein, malgré la complexité des sujets abordés.
Cette dualité de
rôle — leader de l’opposition et membre du Bureau — est un exercice d’équilibre
délicat que le sénateur Baende semble maîtriser avec brio. En veillant à la
rigueur institutionnelle, il renforce la crédibilité de la chambre haute comme
temple de la démocratie et du contrôle citoyen.

La rigueur institutionnelle comme boussole
La séance de mardi confirme la volonté du Sénat de se positionner comme un organe de contrôle performant et structuré. La discipline observée durant les débats
reflète une culture politique en pleine maturité, où le débat d’idées prime sur les clivages partisans.
Pour le sénateur jean-Claude Baende, cette plénière n’était pas seulement une journée de travail de plus. C’était l’affirmation d’une vision: celle d’une opposition
constructive, qui ne déserte pas le terrain, mais qui s’approprie chaque dossier pour exiger l’excellence de la part du Gouvernement.

En restant mobilisé jusqu’à la levée de la séance, Jean-Claude Baende envoie un signal fort à ses pairs et à la population: au Sénat, la surveillance de l’action
gouvernementale est une mission sacrée qui exige une présence totale et une compétence technique sans faille.
Guy Batshika
