Récemment, Faustin Biringanine, Directeur Général du Fonds Minier pour les Générations Futures (FOMIN), s’est retrouvé au centre d’accusations de détournement de fonds, portant sur des montants significatifs tels que 102 millions USD et 6 millions USD, ainsi que des allégations de surfacturation. Cependant, un examen attentif des faits suggère que ces accusations pourraient relever d’une manœuvre politique visant à déstabiliser le FOMIN et, potentiellement, à nuire à la réputation de ses dirigeants.
Il est crucial de comprendre que le Directeur Général du FOMIN n’a pas carte blanche dans la gestion des ressources publiques. L’article 7 du décret organique encadre rigoureusement les engagements financiers du FOMIN. Les décisions sont prises au niveau gouvernemental, via la Primature, garantissant ainsi délibération, validation et traçabilité. Cibler uniquement le Directeur Général sans considérer l’ensemble de la chaîne décisionnelle revient à simplifier de manière abusive le fonctionnement institutionnel de la République.
Un point souvent occulté est que Jules Alingete, ancien patron de l’Inspection Générale des Finances, avait personnellement félicité le DG Biringanine pour sa gestion orthodoxe. Comment peut-on expliquer qu’un gestionnaire salué par l’organe suprême de contrôle financier soit soudainement présenté comme un détourneur massif de fonds? Cette volte-face soulève des questions légitimes quant aux motivations derrière ces accusations soudaines.
Concernant les 6 millions USD alloués à la province du Bas-Uéle, il s’agit d’un financement remboursable, soutenu par les autorités provinciales et approuvé par l’Assemblée provinciale. Selon des témoins sur place, les machines sont déjà opérationnelles et l’exploitation aurifère est imminente. Il est donc prématuré, voire malveillant, de parler de détournement avant même l’échéance contractuelle du remboursement.
Le projet Babili Mining, initialement prévu dans des zones contrôlées par les rebelles du M23, a été délocalisé à Moba, dans la province du Tanganyika, avant son exécution. Ignorer cette délocalisation et continuer à évoquer un financement en zone rebelle relève d’une intention de nuire au DG Biringanine, dont les actions sont soumises à l’approbation de sa hiérarchie.
Le FOMIN est un instrument stratégique pour l’avenir de la RDC. Le fragiliser par des accusations non étayées et des rumeurs nuit gravement à sa crédibilité financière et, par extension, à celle du pays. On ne bâtit pas un État fort en discréditant ses gestionnaires sur la base d’allégations hâtives.
Avant d’accuser ou d’affirmer des informations, il est impératif d’attendre les faits et de disposer de preuves tangibles. Le manque de connaissance des textes régissant le FOMIN, notamment de la part de certains acteurs syndicaux, ne saurait justifier une campagne médiatique calomnieuse à l’encontre du Directeur Général, dont le travail s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il est essentiel de faire preuve de prudence et de rigueur avant de porter des accusations susceptibles de compromettre l’avenir d’une institution cruciale pour les générations futures.
