Trois semaines après le coup d’État manqué mené par Christian Malanga, abattu lors de l’assaut, un procès a été ouvert vendredi 7 juin devant le Tribunal de garnison militaire de Kinshasa/Gombe, impliquant 51 prévenus. Parmi les accusés, Marcel Malanga, fils du leader abattu, et deux autres sujets américains mais aussi des citoyens britanniques, canadiens et belges, en plus des Congolais.
Devant la justice militaire, ces assaillants sont poursuivis pour terrorisme, détention illégale d’armes de guerre, tentative d’assassinat et association de malfaiteurs. Ils encourent la peine de mort. Aussi, la justice militaire continue de rechercher d’autres complices, principalement certains membres de famille de Christian Malanga. Selon les échos reçus des enquêteurs, ce dernier se serait appuyé en grande partie sur ses proches pour préparer l’assaut.
Deux noms est particulièrement cités, celui de Prince Makadika et Joseph Kibonge. Si le premier est un ami de longue date, le second est un membre de famille. Arrêté début juin puis maintenu quelques jours dans les geôles des renseignements, Joseph Kibonge a miraculeusement réussi à s’extirper des filets des flics qui ont depuis lancé sa traque, de même que Makadika qui n’apparait sur aucun radar.
En attendant, la justice a fixé la prochaine audience au 14 juin après débat entre la défense et le ministère public. La défense avait sollicité un délai d’un mois afin de « s’imprégner des dossiers de leurs clients ».
Espoir Kakule



















