L’intolérance politique a atteint un niveau alarmant en République Démocratique du Congo avec l’affaire de Walege Yagerenzenge Angele, une infirmière de Kinshasa. Le 23 mars 2024, de retour de Brazzaville, elle a été arrêtée au Beach Ngobila par le service d’immigration, puis enlevée par quatre hommes armés en civil.
Selon des témoignages recueillis auprès de sa famille, cette arrestation est liée à son ancienne relation avec Corneille Nangaa, ancien président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), avant que celui-ci ne rejoigne une rébellion armée. Bien que cette relation amicale ait pris fin en octobre 2021, elle a suffi à faire de Mme Walege yagerenzenge Angele une cible de l’intolérance politique.
Après son arrestation, Walege Yagerenzenge Angele a été séquestrée, battue et violée dans un cachot privé, situé dans une résidence en construction à la Gombe. Elle a été libérée le 12 avril 2024. Deux jours plus tard, elle a quitté le pays pour un lieu tenu secret.
La famille de Walege Yagerenzenge a révélé qu’elle n’a jamais été membre d’un parti politique. Sa relation avec Nangaa a pris fin lorsque celui-ci a exigé qu’elle rejoigne son parti, l’Action pour la dignité du Congo et de son peuple (A.D.C.P). Face à son refus, Nangaa a coupé tout contact avec elle.
La situation de Walege yagerenzenge Angele s’est aggravée lorsque Nangaa a annoncé la création de sa rébellion armée depuis l’étranger, le 15 décembre 2023. Elle a alors commencé à recevoir des menaces de mort, son domicile a été surveillé, et elle a été convoquée par l’ANR et la DEMIAP. Craignant pour sa sécurité, elle a fui son domicile et s’est réfugiée dans des églises.
L’affaire Walege Yagerenzenge Angele est un exemple choquant de l’instrumentalisation de l’intolérance politique et de la violence à des fins d’intimidation. Elle souligne la nécessité de protéger les citoyens contre les abus de pouvoir et de garantir le respect des droits humains, même en période de tensions politiques. Cette affaire met en lumière les dangers de l’amalgame et de la stigmatisation, et appelle à une justice impartiale pour les victimes de telles exactions



















